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HISTOIRE DE SAINT-GILLES Taille du texte  Télécharger la page en pdf
 Etymologie et histoire de Saint-Gilles
Saint-Gilles vient de l´ermite saint Gilles (VIIème siècle).

Les plus anciennes traces de vie humaine trouvées sur le territoire de Saint-Gilles remontent à 3000 av. J.-C. environ. Elles sont décelées lors de fouilles archéologiques ; les indices ayant permis de remonter jusqu´au Néolithique sont des restes d´habitations, des objets (tessons de poteries et haches polies) et des monuments mégalithiques. Les 11 haches polies, conservées au musée de Rennes, mesurent de 5 à 15 centimètres de longueur et sont taillées dans de la roche dure à grain fin. Le matériau semble venir de loin, ce qui prouve que dès cette époque le commerce s´est développé. Les neuf menhirs, dont le plus connu est celui de la Pierre Blanche, ne proviennent probablement pas du sous-sol saint-gillois. Sur le site d´époque romaine, le Clos-Pierre, de la céramique sigillée du IIe siècle est découverte.

Saint-Gilles semble né au carrefour de voies romaines. Certaines fermes, celles de Vial et Grébusson, ont une origine lointaine ; Vial, Vicus en latin, signifie ´ village ´ et Grébusson, Crassus Bussonus en latin, signifie ´ buisson épais ´. Au Ve siècle, la Bretagne subit les invasions de la Cornouaille britannique et du pays de Galles, ce qui influence la religion.

La paroisse de Saint-Gilles date probablement de la seconde moitié du XIe siècle après la restauration de l´église Saint-Melaine en 1058. Saint-Gilles était riche en châteaux, mais seuls ceux de Cacé et de La Fresnaie-Bossard demeurent bien conservés. Un manuscrit de 1542 signale l´existence d´un monastère autrefois doté d´une maison, de jardins et d´un colombier ; la maison est incendiée au XVIIe siècle et il ne reste aujourd´hui aucune trace de l´ensemble.

Les actes du prieuré de Saint-Gilles, membre de l´abbaye de Saint-Melaine, nous prouvent l´existence de la paroisse de Saint-Gilles au XIIème siècle. Les papes et les évêques de Rennes confirmèrent, en effet, à cette époque les moines de ce monastère dans la possession de l´église de Saint-Gilles et de ses revenus. L´église de Saint-Gilles est probablement un don des seigneurs locaux à l´abbaye Saint-Melaine de Rennes.
Les Saint-Gillois dont les ancêtres ont fait don de leurs terres à la nouvelle abbaye Saint-Jacques de Monfort édifiée en 1152 portent des noms qui montrent l´apport de la culture bretonne. Il existait sur le territoire de la commune la famille noble de Saint-Gilles et un château leur appartenant reconstruit au XIXe siècle. Guillaume de Saint-Gilles est mentionné pour la première fois en 1163.

En 1152, le prieuré de Saint-Gilles dépend toujours de l´abbaye Saint-Melaine, mais il est incendié au début du XVIIème siècle. Lorsque ces religieux confièrent à des prêtres séculiers l´administration de la paroisse, ils firent avec eux quelques conventions. A leur prière, l´évêque de Rennes régla en 1237 que le recteur de Saint-Gilles jouirait seul du droit d´autel, des oblations manuelles et des prémices de lin, chanvre, agneaux, toisons, orge et avoine menue, mais qu´il partagerait avec le prieur le froment, le seigle et la grosse avoine, aussi bien que la paille, prenant d´abord un quartier du grain, puis le sixième de la dîme ordinaire.
Quant aux dîmes de la Forêt, dont les deux tiers appartenaient au seigneur de Saint-Gilles, l´autre tiers serait partagé par moitié entre le recteur et le prieur. Comme il y avait alors de nombreuses vignes dans la paroisse, il fut stipulé que le recteur jouirait de la moitié des dîmes de vin en un certain nombre de clos et seulement de la sixième partie dans les autres, le reste de la dîme demeurant au prieur. Le recteur percevrait seul les procurations de confréries et d´épousailles, mais les frais des procurations dues à l´évêque, à l´archidiacre et au synode seraient également supportés par lui et par le prieur (Cartulaire de l´abbaye de Saint-Melaine, 213).
Deux ans plus tard, l´archidiacre Adam mit fin à une contestation élevée entre les moines de Saint-Melaine et le prieur de Saint-Gilles d´une part, et Guillaume, recteur de Saint-Georges de Saint-Gilles, de l´autre, « Guillelmum personam Sancti Georgii de Sancto AEgidio ». Ce recteur semble être le même que Guillaume de Coylan, figurant dans une autre charte contemporaine. Il s´agissait des dîmes d´orge et de vin, du droit d´avoir des porcs dans les champs après la moisson et des fondations faites pour les défunts. Il fut convenu que le recteur lèverait la dîme d´orge de la même manière que la dîme de seigle, qu´il s´en tiendrait pour celle des vins à la précédente décision de l´évêque de Rennes, qu´il aurait des porcs en proportion de ses dîmes, mais en moindre nombre que le prieur, et qu´il recevrait toutes les fondations faites en sa faveur, comme le prieur recevrait celles qu´on ferait pour lui (Cartulaire de l´abbaye de Saint-Melaine, 213).
En 1242, ce même recteur Guillaume réclama encore au sujet des dîmes novales, qu´il voulait tout entières ; mais il lui fut répondu que l´abbaye de Saint-Melaine avait le privilège de lever dans la paroisse la même portion de novales que de dîmes anciennes, et qu´il devrait par suite se contenter d´une partie de ces novales (Cartulaire de l´abbaye de Saint-Melaine, 217). Il est à remarquer que dans ces chartes du XIIIème siècle la paroisse dont nous nous occupons est appelée Saint-Georges de Saint-Gilles, « parochia Sancti Georgii de Sancto AEgidio ». Aussi dans sa déclaration, faite au roi en 1679, le prieur dom Ignace Poisson dit-il qu´il est « recteur primitif de l´église dudit Sainct-Gilles, autrement de Sainct-Georges en Sainct-Gilles » (Pouillé de Rennes).

L´ancien presbytère de Saint-Gilles relevait de la seigneurie du lieu aussi bien que le fief de la Rectorerie, mentionné en 1689 comme en dépendant ; mais vers le milieu du XVIIIème siècle les moines abandonnèrent leur manoir prioral au recteur, — que présentait leur abbé, — ainsi que les traits de dîme de Cacé et de Beaucalan, et les prairies de la Personne et de la Priouté, pour lui tenir lieu de pension congrue (Pouillé de Rennes).

Le logis prioral possède un colombier et un droit de haute justice et il est abandonné aux recteurs vers le milieu du XVIIIème siècle (Pouillé de Rennes). En 1789, le prieuré de Saint-Gilles est confisqué et vendu comme bien national en 1792.

De l´époque médiévale subsiste une motte féodale sur laquelle s´élevait le château primitif du XIème siècle. L´église de Saint-Gilles est probablement un don des seigneurs à l´abbaye Saint-Melaine de Rennes. Saint-Gilles et Clayes formaient peut être autrefois une seule et même commune. Guillaume de Saint-Gilles est mentionné pour la première fois en 1163. En 1819, il appartient à l´abbé Copalle, recteur de la paroisse. Sur le territoire de Saint-Gilles se trouvaient autrefois de nombreux châteaux dont celui de Cacé et de La Fresnaie-Bossard.

La paroisse de Saint-Gilles, qui est appelée au XIIIème siècle ´Saint-Georges de Saint-Gilles´, dépendait autrefois de l´ancien évêché de Rennes. Le bourg de Saint-Gilles possédait les halles, l´auditoire, les prisons et les ceps et collier des seigneurs de Saint-Gilles.
On rencontre les appellations suivantes : Parochia de Sancto AEgidio (en 1158), ecclesia Sancti Georgii de Sancto AEgidio (en 1239).
Brochure Patrimoine de St-Gilles